jeudi 3 décembre 2009

4 jours à San Carlos

Et la plage blanche est déserte!



Nous vous faisons parvenir trois belles cartes postales de San Carlos,(tout au moins à notre goût), un petit village encore épargné par le flot de touristes qui cherchent le soleil et la mer.


Nous avons passé 4 jours à San Carlos, village souvent associé au gros port de mer de Guymas (prononcé merveilleusement en espagnol: gou-ail-i-mas). Les guides touristiques connus ne font pratiquement pas état de ces endroits mais ce sont des escales importantes pour ceux qui descendent vers le sud du Mexique.

Ces 4 jours nous ont permis de reprendre contact avec le Mexique: ses rues grouillantes de monde et de voitures plus ou moins anarchiques, ses gens qui mangent dans la rue, sa musique forte et entraînante qui surgit de partout, ses files qui attendent devant les banques, ses autobus "populaires" qui doivent bien avoir 150 ans. Mais ces gens si sympathiquues.... Ces quelque 300 ou 400 travailleurs, hoommes et femmes, qui profitent d'un programme municipal d'emploi temporaire et nettoient, embellisent la route qui mène au village.

Ça nous a permis de faire des vérifications d'usage au motorisé et d'apprécier la délirante atmosphère de l'atelier mécanique Midas. Le peronnel est accueillant et compétent, l'horaire des rendez-vous est respecté... au son d'une musique de discothèque qui distribue du country -mariachi-samba-chacha... Et le pompiste a réussi à m'imiter en parlant espagnol avec l'accent français.


Mais vous ne verrez pas la belle grande plage blanche. Demain nous partons pour Alamos puis le Canyon du cuivre. Nous ne savons pas quand nous pourrons reprendre contact..


Bonsoir Kim que j'avais oubliée de mentionner. C'est vraiment elle qui est notre plus jeune membre.
L'hiver blanc nous est étranger. C'est le passé et cet outil sans fil qui nous relie.
À bientôt

mercredi 2 décembre 2009

Rendus au Mexique

Bienvenue à Camille et Aurélie, nos deux membres les plus jeunes, et à Valérie qui s'est jointe à bous récemment.
Commençons par nous rappeler quelques souvenirs d'enfance. Le premier adulte sérieux qui m'ait parlé du Mexique, c'est le père Marcel-Marie Desmarais qui, à la fin des années 50, prononçait une série de conférences radiophoniques sur un voyage au Mexique, fait récemment. C'était pendant le carême, les samedis soirs, entre le chapelet dit par le cardinal Léger et le hockey de Michel Normandin. Maman était ravie de ce voyage si bien raconté. Papa écoutait aussi. Et on s'amusait ferme des aventures du bon père raconteur.
Et voilà que Louiselle et moi y sommes, au Mexique. La traversée de la frontière à Nogales s'est effectuée sans aucun problème. Les Américains ont cueilli les pièces d'identité du conducteur et les ont transmises aux Mexicains qui ont tout vérifié. Quelques questions et "Bienvenudos". 21 kms plus loin, nous avons obtenu nos cartes de touristes, les avons payées, avons fait faire les photocopies d'usage et enregistré l'importation temporaire de notre motorisé. Le tout total en 90 minutes. Voici notre pemier camping à San Carlos, quelque 450 kms à l'intérieur du Mexique. Sophie et Mireille, si elles ont de bons yeux, découvriront peut-être dans cette photo un élément qui leur rappellera la Jamaïque et qu'elles n'ont pas vu depuis la Jamaïque.

Et même si la photo n'est pas très claire, je vous transmets l'iitnéraire que nous voulons suivre au Mexique. La section soulignée en vert est celle que nous longeons en premier, le cercle noir représente le trajet parcouru avec Madeleine et Roger, il y a quelques années. Et le tracé orange est celui du retour. Le tout est photographié dans notre home permanent, la carte posée sur une nappe au crochet réalisée par Louiselle bien sûr.
Bien sûr, nous ferons quelques petites excursions en dehors de ce tracé, la première dans le village d'Alamos, où nous serons vendredi.

samedi 28 novembre 2009

Vers le Mexique. Épisode 1: Rétroduction

Saluts mes bons lecteurs!

Comment allez-vous cccommunauté virutuelle?
Ce soir, je change de stratégie. Je fonctionne autrement.
Rétroduction: néologisme créé par Régis en novembre 2010. Formé du latin "rétro", qui veut dire en arrière et du latin "ducere" qui veut dire conduire. Une rétroduction nous ramène donc vers un message antérieur. C'est le contraire de l'introduction qui nous amène vers un nouveau message.
Plusieurs s'en sont rendu compte. Mon message sur San Antonio comportait quelques ratés dans la mise en page, la mise en écriture, la mise en image et j'en passe.... Je le concède. J'ai trouvé fort ingénieuse l'expication de Jocelyn sur les blancs du texte et le silence de l'auteur mais...
Après coup, quand j'ai vu l'effet un peu désastreux de l'ensemble, j'ai trouvé une justification. L'aspect désordonné du texte pouvait renvoyer à l'anarchie du développement à San Antonio; sur les photos, on ne voyait presque personne comme dans le centre ville; les seuls personnages en gros plan: Louiselle et Régis, touristes rois du River Walk et photo prise par le gentil serbveur tex mex.
Mais la vérité est autre. D'abord, il est vrai que j'écrivais sous la pression de voir mon texte non enregistré et non publié, donc détruit. J'ai procédé vite. Mais, j'ai beaucoup de difficulté à placer les images de mes "reportages" aux endroits où j'aimerais les placer. Si quelqu'un de vous peut me faire parvenir des conseils à ce sujet, allez-y. Peut-être un cadeau au retour...
Ce soir, j'ai fractionné mon texte en 4 épisodes. C'est la solution que j'ai retenue. Plus de tetes moins longs.
Merci pour tous vos commentaires même si certains trouvent complexe l'inscription au blog. Je les comprends; j'aime mieux écrire le blog que m'y inscrire. Mais par ce moyen de communication et par Skype, nous avons finalement l'impression d'être plus près de nos près que lorsque nous sommes à la maison.
Les 4 derniers épisodes ont été écrits à Amado, un petit village situé à 40 kilomètres de Nogales et de la frontière mexicaine que nous traverserons lundi
Bonne fin de semaine.

Vers le Mexique. Épisode 2: Caverne Vivante

Communauté virtuelle!
Vous avez bien lu l'épisode 1 avant de lire les autres!
Je vous crois.

Nous avons quitté San Antonnio ce matin. Nous ne savons pas vraiment comment se dérouleront les prochains jours. La route est longue. Nogales est à plus de 1000 kilomètres. Vers midi. nous nous arrêtons à la caverne de Sonora.

Je le sais, j'ai l'air d'un Zombi sur la photo. Mais non, vous le savez bien, ce n'est pas mon air naturel. C'est seulement qu'il faisait très chaud et humide dans cette caverne encore vivante, c'est-à-dire que, à leur rythme très lent bien sûr, les formations calcaires évoluent... se modifient... Nous sommes descendus à 150 pieds sous terre visiter cette caverne pas très étendue mais qui compte plusieurs chambres.

Tout est délicat et sobre dans cet univers. On n'y retrouve pas les effets "dramatiques" ou "artistiques" de l'éclairage que l'on rencontre parfois dans ce type d'activité touristique. On peut reconnnaître des têtes de serpent, des papillons, des coquilles, des oeufs de toutes les grosseurs, des brins de paille à profusion. Les formations sont translucides; en anglais, ils utilisent le terme "crystal". Sur la photo à gauche, en bas, on distingue une petite piscine. Aucun annimal, même pas la plus mignonne chauve-souris.
Je me demande si au Trou de la Fée, à Desbiens , on ne devrait pas revoir le programme... le faire vieillir...
La caverne appartient à une famille privée.


Vers le Mexique. Épisode 3: Route fascinante




La 10, celle que l'on appelle comme ça, est absolument fascinante. On y a roulé entre 7oo ou 8oo kilomètres pendant le trajet qui va de San Antonio à Tucson. Peu de circulation, des services restreints mais suffisants, la très grande paix de ceux qui roulent. Presque seulement des camions. On a vraiment l'impression que rien ne bouge: ni le paysage, ni la voiture. Toujours au l;oin les mêmes montagnes, pâles, un peu dans la brume, et le désert, coupé de quelques touffes vertes, de chaque côté. Une dizaine de vaches, pas même de road runners. J'adore conduire sur cette route.
On s'arrête parfois. On est alors près d'une montagne de roches ssouvent en équilibre qui nous semble instable, presque au-dessus de la route; c'est si peu nos Laurentides. Ou alors on peut observer des petits jardins dans les aires de repos.

Vers le Mexique. Épisode 4: Joyeux Gaillards










Voici une photo de la forêt de Saguaros, maintenant clairsemés, prise au parc national de Tucson. le 27 novembre 2010.


Bonsoir jolie communauté virtuelle


Je sais bien que vous avez hâte de nous lire mais ce soir, je vous demande, belle communauté, d'être très disciplinée. Je publierai tout à l'heure les épisodes précédents.
Vous m'avez reconnu sur la photo du haut. Je suis le célèbre reporter de Radio-Canada, qui vous parlera ce soir de la tragique situation des Saguaros, ces cactus masculins en voie d'exstinction. C'est notre fidèle correspondante Louiselle qui pose ici devant un saguaro de lus de 200 ans.
Ce sont en effet les plus malheureux cactus du monde, trop piquants pour être aimés mais à la libido iinsatisable; ils sont en constante érection, allant jusqu'à exposer trois ou quattre pénis autour de leur tronc.. Les experts du Parc National des Saguaros attribuent le malheur de ces cactus aux rares pluies en Arizona, mais saturées de Viagra. Il semblerait aussi que les éleveurs de bétail du coin utilisent trop de Viagra pour fertiliser leur sol. Et ce sont les Saguaros qui écopent. On n'a pas encore trouvé de saguaros femelles.
Plus sérieusement, nous venons d'apprendre le décès de Gilles Carle. Je crois que sa contribution au cinéma québécois aurait dû lui assurer plus de reconnaissance de son vivant. Admiration aussi pour le travail de Chloé Ste-Marie. Nous avons réécouté, pendant le voyage, une très jolie chanson dont Carle a écrit les paroles: Lazy days.
Fin officielle du message dont je ne sais pas comment il sera mis en forme chez vous.












mercredi 25 novembre 2009

San Antonio, Texas

Saluts mes fidèles lecteurs et commentateurs!

La régularité de mon blog dépend de ce qu'on trouve comme accés à Internet dans les campings qu'on déniche. Venez voir quand vous y pensez. Et ne soyez pas inquiets des silences...
San Antonio! San Antonio! Tout au moins en son centre, c'est le Mexique au Texas. Avec Santa Fé et El Paso, c'est ici que les racines mexicaines de ce grand état sont les plus fortes.
Vous avez sûrement déjà vu ce blanc monument. Il est dédié aux quelque 180 braves colons américains qui se sont battus en 1836 contre le général Santa Ana, président du Mexique, et ses 5000 soldats. Évidemment, les moins nombreux se sont faits massacrer. Mais la bataille du Fort Alamo (voir autre photo) a marqué l'imaginaire américain. Le plus connu des héros de cette bataille s'appelle Davy Crocket.
Nous étions venus à San Antonio en 1993 et avions été fascinés par le centre ville de cette cité. Voyez l'image qui suit: la rivière San Antonio a été totalement domestiquée, réorientée, canalisée. On lui a ajouté des fontaines, des cascades, des petites chutes, des ilots; on lui a planté full plantes subtropicales. C'est un havre de paix, de calme, de silence. Ça pourrait faire sa Venise. Des trottoirs, des terrasses, des serveurs tex-mex et de la nourriture tex-mex. Ça s'appelle le River Walk.
Moi je pense qu'on a pas mal "dysnéisé" la rivière. Louiselle est moins sévère. Vous le verrez plus bas, on s'y est bien amusé quand même.

Et plus bas, le Fort Alamo. Il est tout juste juste à côté du monument aux braves. Le tout constitue une petite place d'armes, un socalo, comme dans les villes mexicaines. Il y a des bancs, de l'animation, des "preachers" noirs pas trop loin, maintenant un immense arbre de Noël, des boutiques de souvenirs. On pourrait y faire la fête constante.
Mais... mais... il y a 2 millions d'Américains à San Antonio. Qui sont-ils? Où vivent-ils? Où travaillent-ils? Où sont leurs voitures? On ne les voit pas, on ne les entend pas. Où sont les ados? Dans les parcs, beaucoup de sans-abris, surtout des hommes. C'est l'étage du haut. Les quelques gratte-ciel qui poussent à l'étage du très haut sont tellement disparates! au plan de la forme, des matériaux, de la couleur! Comment se développe donc cette cité? Les touristes se sont appropriés un River Walk aseptisé mais il manque la vie grouillante. Parfois, tard le soir, on entend des sirènes: policiers? ambulances? On avait aussi eu cette inmpression en 1993.

























Et puis c'est nous!
Sur le River Walk.
Je mange une soupe "black and white" et Louiselle un enchilada au poulet. Dans les 2 plats, des haricots noirs. Les bières sont des "Carta Blanca" brassées au Mexique. C'était délicieux.
Nous avons passé 2 jours à San Antonio, nous quitterons le Texas demain. Nous prévoyons entrer au Mexique lundi prochain.
La route I 10, qui traverse le Texas, est une des rares routes américaines qui nous fassent encore sentir la solitude des grands espaces. Dis, comment c'était, les routes américaines, au moment où Jack Kérouac a commencé... ses grands déplacements?


















































































































































































































Comme tout cela a l'air bon











La bière est une Carta Blanca, brassée au