samedi 21 novembre 2009

De nouveau sur la route





Saluts! chers, chers "hablo sombreroïens"!
C'est sûr que le gentilé n'est pas très marketing!...

Allô! Allô! gentille communauté virtuelle!

Surprise!
C'est bien nous qui vous écrivons!

Et NON! NON! NON! Les photos ne représentent pas la maquette du nouvel édifice municipal de St-Gédéon et il ne s'agit pas du Lac St-Jean. C'est plutôt le Centre d'accueil du State park Fontainebleau et une vue du lac Pontchartrin, en Louisianne, tout près de la Nouvelle Orléans. Car c'est bien là que nous sommes arrivés jeudi soir denrner.
Que je vous raconte donc rapidement!
Lundi et mardi, pendant que Motorisé se faisait retaper, nous avons exploré timidement la petite communauté virginienne de Stephens City. Mon point de vue est rapide: tout dans cette cité me semble républicain, au sens Grand Ole Party, GOP. Des travailleurs à la barbe du Doc Mailloux, des maisons décrépites, des livres à tendance pro-vie, par ailleurs des personnes âgées fort sympathiques et les pompiers du coin vendent pour $10.00 US leur calendrier de jolies jeunes filles très peu vêtues. Je retiens surtout un repas presque complet au restaurant pour $6.00 d'une cuisine GOP, sans doute familiale, ni moléculaire, ni culinaire. Dans mon assiette, comme plat principal, des carrés de jambon bouilis dans une mixture de chou, plus loin dans son enveloppe daluminium une patate obèse et sa cup de crème sûre, puis un mix d'épinards et de légumes verts ultra cuits qu'on m'a servi avec le pot de vinaigre. Le restaurant était plein.
Puis, mercredi matin à 8h.30, Motorisé est prêt à partir et nous aussi. Entre nous et lui, il y a eu une blessure, une petite cassure. Nous devons rétablir la confiance: 2 grandes journées de route (9 ou 10 heures).
Soleil, pas trop froid. On écoute de le musique. un peu de classique, un peu de québécois, Abba, Johnny Cash et des chansons en espagnol: versions de Brassens, Arielle Dombale (quelle voix: Amor, amor); on ne reculerait pas même devant Elmut Loti. Surtout un cours d'espagnol sur disque (Merci à mon ex-collègue et voisine de vacances Francine Bergeron).
Louiselle peut demander: "Por que no puede decirme que es la situation politica y economica del pais mexicano". (Es un secreto: creo que le no gusta mucho aprender una lengua...) mais elle fait son heure d'audition par jour de route et travaille vocabulaire et expressions quelques minutes tous les jours.
C'est ainsi que nous sommes rendus en Louisianne et partirons demain vers le Texas.
Merci à tous ceux et celles qui nous ont envoyé récemment des messages de réconfort ou qui ont commenté le blog. Vous êtes magnifiques. J'en suis même un peu gêné. Ce n'est que le début du blog. J'ai été prof de Cégep et je n'ai pas oublié l'insistance outrancière qu'on nous demandait d'accorder au premier cours. Dans certains cas, il n'y en avait que pour ce premer cours. Je ne veux pas tomber dans ce piège.
BIENVENUE A ANDRÉ ET LUCIE QUI SONT DE RETOUR DANS LEUR PAYS, LEUR VILLE, LEUR COIN.

mardi 17 novembre 2009

Pour qui j'écris? J'y arriverai peut-être...


Ça y est! Nous sommes partis samedi matin. Lunch chez Guy et Claire, au lac St-Charles. puis verre d'après-midi chez Charlotte et Gaston, à St-Émile. Puis souper avec Marie-Anne, Jocelyn, Aurélie et Kim.
Puis la route... du brouillard et de la pluie légère jusqu'à Montréal. Soleil timide mais température douce. Les douanes aux Mille Îles. Une belle promenade d'automne.
Mais... lundi midi... pépin... pépin... Sur le 81 Sud, sorie 307, de la fumée (Ah! non! Guy et Claire, pas encore un incendie!) s'échappe du moteur. Heureusement, la sortie donne dans la cour d'un garage. En une heure, notre home est remorqué, analysé. La transmission est sautée. Notre comptable Julie sera mise au courant des détails à ne pas dévoiler. Nous attendons dans un motel du petit village de Stephens City, en Virginie.
Ça fait partie du voyage au même titre que l'écriture de ce blog. Je me rappelle les fins de soirée de Casablanca, en 83-84-85, dans la calme de fin de jour, on a tant écrit. J'ai vraiment découvert, à ce moment, le plaisir du long monologue orienté (dans la mesure du possible) vers le récepteur. Le plaisir d'écrire, donc... À part la mésaventure de la mécanique automobile, voyage sans histoire... pour l'instant... si ce n'set cette fragilité avec laquelle j'ai vécu les dernières semaines.
Fragile, frêle, tendre, un peu froid, un peu inquiétant.
Fragilité de l'image. Vous avez sans doute remarqué que le texte (par ailleurs magnifique, qui l'a donc composé?) qui accompagne la photo de Chocolat ne convient pas à cette photo. Voici l'idée: photographier Chocolat qui se laisse caresser en ronronnant par Louiselle. Mais Choco est nerveux; il sait qu'on va le quitter; il a peur de l'aspirateur, la caméra EST un aspirateur. Choco se braque. Louiselle se brusque. La photo est ratée... une horreur artistique. Mais l'idée me semble encore bonne.
Mais bien d'autres fragilités. Celle de la mécanique démocratique: mon maire Drolet et le conseiller Gaudreault (de St-Gédéon, bien sûr) n'avaient rien soupçoné du soufflet électoral. Puis celle du tissu social: certains de mes amis ont perdu un emploi, certains de mes proches en cherchent un plus stable.
Fragilité du corps aussi. Mon joli ménisque interne gauche, fraîchement poli, me donne un peu de douleur et chaleur; Louiselle, même si elle est dans ses affaires, a bien du mal à "faire ses nuits". Fragilité du corps qui croît vite et beau puis d'une colonne qui s'écarte de la ligne droite (Allô Sophie!). Fragilité de la vie soumise ux aléas de la médication ou même des vaccins. Fragilité: le jardin de givre de Nelligan.
Nous sonmes en voyage mais nous ne pouvons nous abstraire de la vie de nos chers.
Coquin de Ronsrd:
"Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain,
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie".
Mais pour qui donc est-ce que j'écris tout cela?
Pour tous les membres de Hablo sombrero, petite communauté virtuelle qui me lira sans doute, et tous les autres qui liront sans qu'on sache qu'ils nous lisent. Puis pour mes plus près, pour tous ceux que j'aime et aussi... pour moi.

samedi 14 novembre 2009

Titre fatigué

C'est samedi soir. J'ai beaucoup fait progresser mon travail d'écriture sur blog avec Jocelyn. Nous rentrons dans nos appartements motorisés dans quelques miutes . Notre blog est officiellement lancé même s'il peut encore se transformer. Très grosse journée de route en perspective pour demain et sans doute prochain message en provenance de la Louisianne dans quelques jours.

jeudi 12 novembre 2009

Pas très glamour... Pourquoi un blog?




Mais si! C'est glamour.... Vous connaissez Chocolat? Il a maintenant 7 ans et est encore follement épris de sa seule maîtresse. Voyez comme il la protège dans son sommeil, comme il semble heureux dans ses bras. L'entendez-vous ronronner? C'est presque un défi à mon endroit. Il ronronne lui.. il ne ronfle pas...
Chocolat a grandi avec tous nos petits-enfants. Il les aime tous.
Pendant notre escapade mexicaine, Choco s'en va vivre à Alma, chez sa tante Jocelyne.









Mais pourquoi ce blog?

C'est sûr que c'est pour imiter mes amis Lucien, André, Jean, Mado et Roger. Ils ont tous réussi cette production. Pourquoi pas moi?... J'étais pourtant conseiller municipal...

Creusons... Creusons... en prof de littérature de cégep... Pour raviver des sensations, pour faire partager les nouvelles expériences, pour transmetter des données touristiques, pour informer, pour décrire les somptueux paysages, pour présenter les typiques locaux, pour.... Un peu tout cela... Et encore...


Mais que faîtes-vous du plaisir? (Imaginez les intonations de Clémence Desrochers) ...du plaisir d'écrire qui permet de recréer et de prolonger le vécu? du plaisir de jouer avec les mots, les idées, les sonorités? du plaisir de montrer qu'on a du plaisir à parcourir de nouveaux espaces? à goûter de nouvelles saveurs? à communiquer autrement?

Je n'arriverai sûrement pas à tout faire partager... sinon mon plaisir de vous raconter.

Avec une photo au moins par message. André, je sens que je vais avoir trop de difficultés avec les vidéos.

mercredi 11 novembre 2009













1967. Charlebois chante: "Demain l'hiver! Je m'en fous, je m'en vais dans le Sud au soleil..."


C'est un peu ce qu'on va faire Louiselle et moi. Mais non! On ne va pas vous laisser tout seuls dans le froid et le vent glacial.


On vous laisse un dimanche matin d'automne à La Baie. On vous laisse l'éclair des geais bleus qui traversent la forêt et leurs cris affolés; le tapis orange brûlé des aiguilles de mélèzes, l'odeur sucrée et humide des sentiers d'automne et tant de beaux soleils couchants. Ça va bien sûr nous flanquer un peu
de nostalgie.


Hablo sombrero. C'est le titre du blog. Cela veut dire, littéralement : " Je parle le sombrero".


Parce que je suis très fier de pouvoir un poco hablar, leer, escribir, comprender, dans la langue de Garcia Marquez. Parce que l'espgnol, c'est ausi toute l'Amérique. Parce qu'il y eut Luis Mariano et "Mexico! Mexiiiiiiico!" Et parce qu'il y eut Marcel Amont et "Un Mexicain basanéééééé est allongé sur le sooooooool, son sombrero sur le neééééééééz en guise en guise en guiiiiiiiiiiise de parasoool".