Peut-être, communauté virtuelle, es-tu lasse de ces monuments et de ces pierres que je t'ai montrés ces derniers bloques? Peut-être... En 1984, en famille, nous avions fait un tour des principaux sites archéologiques de Grèce et d'Italie, au grand désespoir de Marie-Anne. Je ne me rappelle pas comment Catherine et Julie vivaient cette expérience. Nos objectifs d'alors n'étaient pas toujours très clairs. Aujourd'hui, je sais que mon émerveillement provient de l'ingéniosité des humains à exprimer leurs croyances et leurs craintes, leurs rapports avec la nature et avec leurs dieux. J'aime voir comment ils aménageaient leur espace social. C'est vraiment ce qui m'a fasciné au Pérou chez les Incas. C'est ce qui me fascine au Mexique chez les Mayas et les Zapotèques et les Olméques et les Aztèques et tous les autres...
Cet avant-midi-là, un employé du camping, fort gentiment, nous dépose au centre-ville et nous indique comment revenir en collectivo (petit bus-taxi collectif). Louiselle retient l'arbre sous lequel nous devions attendre le bus, moi je retiens la couleur du bus, tous deux, nous retenons la direction: Champoton.
Au moment du retour, ça se complique d'abord parce que nous n'avions pas acheté les billets au préalable. Après 45 minutes d'attente, nous entrons enfin dans le collectivo qui part à belle allure. Louiselle et moi sommes sur le même banc mais séparés par 2 Mexicains. Nous sommes les seuls francos du groupe. Un peu d'horreur: Louiselle et moi nous rendons compte: que le bus se dirige à Champoton, à plus de 60 kms de notre camping, par une autoroute, sans possibilité d' arrêt. Il est près de 5 heures. La noirceur...
Du mieux qu'on peut, en espagnol, on explique la situation. Le chauffeur et quelques passagers comprennent bien. Ils cherchent une solution et finalement nous laisseront à un poste de péage, d'où il est possible de rejoindre une route qui nous ramènera dans notre motorisé qui nous manque... nous manque... Il est 5h.30. La noirceur... Avec l'aide des employés de l'autoroute, nous traversons un petit trottoir de bois; c'est la petite route qui, plus loin, devrait nous permettre de joindre un nouveau bus qui nous ramènerait vers notre beau motorisé qui nous manque... Louiselle est... frileuse... Elle pense à son papa... On décide de faire du pouce.
Du mieux qu'on peut, en espagnol, on explique la situation. Le chauffeur et quelques passagers comprennent bien. Ils cherchent une solution et finalement nous laisseront à un poste de péage, d'où il est possible de rejoindre une route qui nous ramènera dans notre motorisé qui nous manque... nous manque... Il est 5h.30. La noirceur... Avec l'aide des employés de l'autoroute, nous traversons un petit trottoir de bois; c'est la petite route qui, plus loin, devrait nous permettre de joindre un nouveau bus qui nous ramènerait vers notre beau motorisé qui nous manque... Louiselle est... frileuse... Elle pense à son papa... On décide de faire du pouce.
Miracle: un couple d'Italiens (Arrivederci Roma , Santa Lucia, Viva el papa et Pavarotti) s'arrête. Nous montons. Ces super héros italiens nous déposent 30 minutes plus tard devant notre camping et notre beau motorisé.. qui nous attend, tout penaud...
Le lendemain matin, nous partions vers Isla Aguada. Quel nom comique!
Et voici les taxis de la place. Il nous en coûtait un dollar du voyage.
La plage d'Isla Aguada, qui donne sur une très large lagune et non sur le golfe. C'est un peu carte postale. Sur place... un beau petit terrain de camping, au personnel sympathique, mais beaucoup... beaucoup de sable...
2 jours plus tard, nous arrivions à Villahermosa, en plein pays olmèque.
Joyeuse Saint-Valentin. Nous attendons des amis de Chicoutimi dans les prochaines heures.
Bonjour Régis et Louiselle,
RépondreSupprimerComme je vois les aventures de voyages forment la jeunesse...