lundi 15 février 2010

Nos premières têtes olmèques

Il pleut ce matin à Catemaco. Je sais qu' Alexandre Bilodeau a remporté la première médaille d'or du Canada, aux JO de Vancouver. Lucien lit, Carmen et Louiselle parlent un peu de cuisine, de voyages et de leur vieux CLSC. Bien belle journée pour petit blogue. J'espère que vous, communauté virtuelle, trouverez quelques minutes pour le lire.
Ces photos ont été prises à Villahermosa, il y a près d'une semaine. Je suis à côté de la tête d'un jeune guerrier. Les Olmèques sont la plus ancienne des ethnies qui ont habité le Mexique. On sait qu'ils ont vécu à La Venta, principalement. C'est un professeur d'arts, Carlos Pellicer Camara (il faut au moins mentionner son nom), qui a réussi à sauver ces vestiges de leur culture (menacés par le développement pétrolier), en créant ce parc archéologique à Villahermosa..


À mon avis, c'est une des plus belles têtes, lesquelles peuvent peser autour de 25 tonnes et mesurer près de 3 mètres de haut. Cette tête est celle d'un guerrier casqué. On sait que ce sont probablement des personnages influents de la communauté olmèque et c'était une marque d'honneur que de voir reproduit ainsi son visage.


L'image d'une jeune déesse.

Il y a peu de personnages féminins dans les sculptures olmèques. La jeune fille est représentée dans la gueule d'un jaguar, animal élevé au rang de dieu par cette communauté. Au blogue précédent, vous avez vu la grand-mère. Chanceux que vous êtes! Presque tout pour les images féminines.


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Voici une tombe olméque. Cela n'a vraiment rien à voir avec les pyramides.



À la sortie du parc archéoloque,, un petit zoo sert vraisemblablement à occuper les enfants qui peuvent trouver un peu aride le pélerinage aux têtes olméques.



Mais nous y reviendrons à ces belles têtes, que vous pouvez aussi consulter sur internet, comme le suggère Chose. Bonne journée...

Directo de Catemaco...

samedi 13 février 2010

Vers les têtes olmèques

RÉTRODUCTION
Peut-être, communauté virtuelle, es-tu lasse de ces monuments et de ces pierres que je t'ai montrés ces derniers bloques? Peut-être... En 1984, en famille, nous avions fait un tour des principaux sites archéologiques de Grèce et d'Italie, au grand désespoir de Marie-Anne. Je ne me rappelle pas comment Catherine et Julie vivaient cette expérience. Nos objectifs d'alors n'étaient pas toujours très clairs. Aujourd'hui, je sais que mon émerveillement provient de l'ingéniosité des humains à exprimer leurs croyances et leurs craintes, leurs rapports avec la nature et avec leurs dieux. J'aime voir comment ils aménageaient leur espace social. C'est vraiment ce qui m'a fasciné au Pérou chez les Incas. C'est ce qui me fascine au Mexique chez les Mayas et les Zapotèques et les Olméques et les Aztèques et tous les autres...

Donc, apès une journée de visites aux sites de la Ruta Puuc, nous arrivons à ce magnifique terrain de camping, à Campeche, le long du Golfe du mexique. (On prononce tous ensemble Cammepétché; j'ai entendu des Québécois parler de camp de pêche). Le terrain de camping est magnifique, prêt à recevoir toutes les caravanes de motorisés du monde. Le seul inconvénient: il est à 15 kms du centre-ville. C'est ce qui sera la cause d'une petite mésaventure que je vous raconte tout à l'heure.
Il n'y a pas de monuments imposants à Campeche. C'est une belle ville de province, ville d'atmosphère, qui peut faire songer à de petits coins d'Italie. Ce qui nous a principalement frapppés, ce sont les couleurs pastels de presque toutes les maisons, le calme qui se dégage de l'ensemble. Pas beaucoup de touristes; pas assez pour que l'autobus du tour de ville prenne la route. Et au grand restaurant du zocalo, il n'y avait plus d'avocat pour préparer le guacamole. Faut le faire...
La mésaventure:
Cet avant-midi-là, un employé du camping, fort gentiment, nous dépose au centre-ville et nous indique comment revenir en collectivo (petit bus-taxi collectif). Louiselle retient l'arbre sous lequel nous devions attendre le bus, moi je retiens la couleur du bus, tous deux, nous retenons la direction: Champoton.
Au moment du retour, ça se complique d'abord parce que nous n'avions pas acheté les billets au préalable. Après 45 minutes d'attente, nous entrons enfin dans le collectivo qui part à belle allure. Louiselle et moi sommes sur le même banc mais séparés par 2 Mexicains. Nous sommes les seuls francos du groupe. Un peu d'horreur: Louiselle et moi nous rendons compte: que le bus se dirige à Champoton, à plus de 60 kms de notre camping, par une autoroute, sans possibilité d' arrêt. Il est près de 5 heures. La noirceur...
Du mieux qu'on peut, en espagnol, on explique la situation. Le chauffeur et quelques passagers comprennent bien. Ils cherchent une solution et finalement nous laisseront à un poste de péage, d'où il est possible de rejoindre une route qui nous ramènera dans notre motorisé qui nous manque... nous manque... Il est 5h.30. La noirceur... Avec l'aide des employés de l'autoroute, nous traversons un petit trottoir de bois; c'est la petite route qui, plus loin, devrait nous permettre de joindre un nouveau bus qui nous ramènerait vers notre beau motorisé qui nous manque... Louiselle est... frileuse... Elle pense à son papa... On décide de faire du pouce.
Miracle: un couple d'Italiens (Arrivederci Roma , Santa Lucia, Viva el papa et Pavarotti) s'arrête. Nous montons. Ces super héros italiens nous déposent 30 minutes plus tard devant notre camping et notre beau motorisé.. qui nous attend, tout penaud...


Le lendemain matin, nous partions vers Isla Aguada. Quel nom comique!
Et voici les taxis de la place. Il nous en coûtait un dollar du voyage.


La plage d'Isla Aguada, qui donne sur une très large lagune et non sur le golfe. C'est un peu carte postale. Sur place... un beau petit terrain de camping, au personnel sympathique, mais beaucoup... beaucoup de sable...

2 jours plus tard, nous arrivions à Villahermosa, en plein pays olmèque.

Cette sculpture n'est pas à proprement parler une tête olmèque mais c'est un personnage olmèque. En fait, il s'agit d'une grand-mère, sculptée il y a plus de 2000 ans, dans une pierre très dure. Elle est aussi grande que Mme Bouchard mais beaucoup plus lourde qu'elle, elle est agenouillée, tend les bras pour présenter une offrande, a les traits négroïdes et porte une drôle de coiffure à l'iroquoise.
Joyeuse Saint-Valentin. Nous attendons des amis de Chicoutimi dans les prochaines heures.

jeudi 11 février 2010

La Ruta Puuc

Rétroduction:
Depuis que je rédige Hablo sombrero, j'ai toujours utilisé le terme "blog", écrit de cette façon, confirmée par mon vieux Larousse. Mais le grand Robert (Caron), dans un récent message, me parle plutôt de "blogue". Après les vérifications d'usage, je dois reconnaître que j'aurais dû vous parler de mon BLOGUE. On parle français... merci Robert.
Et comme tu as raison dans ton commentaire, Nicolas. Ce sont vos yeux qui devraient voir toutes ces pierres. Mes mots et nos photos sont de bien faibles instruments pour en communiquer toute la splendeur. Allez! bonne nuit!
Voici la pyramide d'Edzna, la plus impressionnante qu'on ait vu, avec ses 5 étages.

je vous raconte notre journée du 5 février.
Je vous entends déjà, Gens du pays: "Hablo, t'es un peu slow. 5 février, c'est passé depuis longtemps. T'es en retard, mon écrivard..."
Mais Hablo répond: "Mes doux amis, c'est vrai que j'ai pris du retard. Je dépends de la technologie, bien sûr... Mais je veux aussi vous laisser le temps de me lire, de me regarder, de me commenter... Et il y a la pensée, la réflexion, la forme, les choix; j'ai les mots capricieux, la syntaxe inquiète, l'image suspecte... Et Régis, mon narrateur, travaille un peu lentement... comme un prof de cégep. Il ne pense pas toujours à moi..."
C'est faux Hablo sombrero! Je pense presque toujours à toi et à nos lecteurs!
Le 5 février au matin, donc, nous quittons Uxmal et empruntons la Ruta Puuc (la route des collines). C'est une petite route qui relie plusieurs sites archéologiques situés près les uns des autres. Edzna, c'est le dernier que nous avons visité. Sur la seconde photo, c'est le palais principal de Kabah et ci-haut, celui de Sayil, avec la terre ocre, presque rouge.

À Labna, maintenant, voici l'arche, surmontée de deux petites huttes et décorée de peintures qui tiennent encore. Nous avons eu la chance, tout comme à Uxmal, de voir ces ruines presque en solitaires et sans vendeurs de bebelles. Journée d'une tranquillité inouïe. Contacts avec la grandeur des civilisations passées. Ces palais constituent le style puuc, qu'on ne retrouve que dans ce secteur du Yucatan.
Et voici le cadeau qu'on aimerait tant offrir à Marie-Anne, qui a toujours aimé les casse-tête. Il ne reste de ce temple de Labna que la crête et l'étage supérieur; le reste de la pyramide est à reconstruire... Il ne devrait pas manquer de morceaux; il n'y a qu'à les dégager et à les assembler de nouveau tout en faisant attention pour que ce qui est debout ne s'écroule pas...

Et pour Martin maintenant. Voici ce qui servait à gravir, en diagonale, les marches d'Edzna. C'est le seul endroit où nous en avons vu. Pourquoi est-ce le seul endroit, dans ce foutu pays de collines? Ces marches sont-elles d'origine? Il est permis d'en douter...
Au total, dans cette journée, nous avions parcouru à peu près une centaine de kilomètres. Ce soir-là, nous avons dormi à Campeche.
Hablo sombrero se rapproche lentement de Régis et Louiselle et des TÊTES OLMÈQUES, TÊTES OLMÈQUES, TÊTES OlMÈQUES. Peut-être au prochain blogue... Peut-être...

Bonne nuit, fidèles lecteurs, gens du pays...

mercredi 10 février 2010

Uxmal! Encore mieux que Chichen Itza!

Bonsoir communauté virtuelle!
Je sais que vous êtes peut-être davantage intéressés par les Jeux Olympiques que par mes petits topos mais... nous voyons tellement de belles choses... en si peu de temps.... Nous sommes comme des athlètes du tourisme...
J'entreprends ce soir une période de topos-rattrapage. Et je vais presque me taire devant la splendeur de ce que nous avons vu.
Nous avons visité Uxmal le 4 février. Je suis à peu près certain que très peu d'entre vous connaissez l'existence de ce site. Je ne le connaissais pas avant de partir. Nous sommes à peu près à une heure de route de Merida et nous tombons, seuls ou presque, en plein soleil, devant cette pyramide de plus de trente mètres, dont les coins sont arrondis, qui est percée d'un tunnel et dont le temple, perché au sommet, semble si minuscule. On ne peut grimper... mais il y a tant d'autres splendeurs à voir....

Voici des détails du Quadrilatère des Nonnes, un ensemble de 4 bâtiments immenses dont on soupçonne qu'il servait de pièces administratives ou à l'enseignement de certaines disciplines. Les Espagnols... ont imaginé que c'était un couvent... D'où le nom... Sur la photo qui suit la pyramide, les spécialistes reconnaissent une série de masques du dieu Chac, le Dieu de la pluie des Mayas. et sur la photo immédiatement plus haut, imaginez ce que vous voulez... mais voyez quelle maîtrise du travail de la pierre.

Parmi toutes les photos qu'on a conservées de cette visite, j'ai choisi totalement au hasard et suis tombé sur celle-ci, de Louiselle devant un accès à la pyramide.

Et c'est moi, courageusement juché sur un rempart, le dos au spectacle, parce que c'est absolument vertigineux. N'ayez crainte, je n'ai pas reculé... Les yeux les plus perspicaces ont bien vu que je serais tombé au milieu du jeu de pelote.

Ben oui! c'est lui, vu de plus près, le jeu de pelote.

Ce soir-là, nous sommes allés au "Son et Lumière d'Uxmal", spectacle moins "Son et Lumière" que celui de Robert Lepage à Québec... mais spectacle quand même émouvant... Et nous avons dormi sur le stationnement du site.
Le narrateur de Hablo sombrero, vous le savez bien, c'est moi, Régis (Louiselle insiste: c'est elle qui prend la plupart des photos). Le narrateur... donc... a vu bien d'autres choses depuis... Et il a tellement hâte de vous montrer ses têtes olmèques... Ça va venir....

Topo rédigé à Catemaco, à peu près à 160 kms au sud de Veracruz... Catemaco, un petit village sur le bord d'un lac, dans une région de montagnes. Nous y passons la prochaine semaine.

lundi 8 février 2010

Surprise| Merida surprise!

Buenos dias amigas y amigos!
Buenos dias Jean-Marc et Ursule!

Ça ne prend pas grand chose pour que Hablo sombrero prenne du retard sur Régis et Louiselle! Il suffit de 2 ou 3 journées de tourisme et de quelques difficultés à trouver des cafés Internet! C'est ce qui nous arrive ces temps-ci.
L'auriez-vous cru? À Merioda, une ville au climat chaud... chaud... on a trouvé une patinoire et des jeunes qui y patinaient..
Nous sommes arrivés à Merida dimanche le 31 janvier vers midi. Il pleuvait légèrement. Nous trouvons un beau terrain de camping. Il n'y a personne à la réception. Nous nous installons. Il pleut toujours. Des voisins de camping, ontariens, nous indiquent comment prendre un bus vers le centre-ville. C'est devant le chic Liverpool à la patinoire rafraîchissante.
Il pleut toujours. Au parc Ste-Lucie, des dizaines de couples dansent sous les estrades au son d'un orchestre aux rythmes latinos. Nous trouvons un café Internet. Nous nous nous promenons avant de rentrer au camping, presque désert.
Le lendemain 1er février,, c'est ménage du motorisé et lavage. Nous allons déjeûner dans un restaurant du chic Liverpool où c'est possible de vous transmettre un topo et de prendre nos messages.
Puis, nous retournons au centre-ville. Nous nous achetons des guayaberas, des chemises à côtes, typiques de Merida, chemises brodées pour dames et à dentelles pour hommes. Ensuite,, en bus panoramique, nous faisons un tour de ville (avec commmentaires espagnols) et admirons de superbes maisons coloniales bien restaurées.

Sur la photo plus haut, mardi le 2,, nous sommes à Progresso, à Coco Mar, je crois, au condo que nos amis Guy et Claire partagent avec leurs amis Yves et Claire. Bon repas du midi. Après-midi de placotage devant les piscines et la plage. Il vente un peu mais le soleil est "magnifico"!

Et ce soir-là. après un autre retour en bus, ça fera 3 soirs que nous passons à Merida.
Le lendemain, nous complétons notre visite et prenons encore quelques photos. Fascination devant les pièces montrées au musée régional d'anthropologie dont le thème principal est la culture maya.

Nous y avons vu, entre autres, comment les Mayas de classe sociale élevée s'y prenaient pour déformer le crâne de leurs enfants, pour des motifs esthétiques. Blocs de pierre sculptés ou gravés, maquettes, fresques, statues, tout est superbement présenté.
Et nous dînons au restaurant Los Almendros. J'y ai mangé un poc chuc. Empruntons la description du Routard. "Connu dans le monde entier, (dit le menu), il s'agit de tranches de porc légèrement boucanées, grillées, servies avec une sauce tomate, des haricots, des oignons grillés, du jus d'oranges amères et des feuilles de coriandre. Un délice". Presque...
Puis une photo dans les causeuses du parc principal... que les pigeons oiseaux apprécient aussi. On achète un hamac. On visite le palais du gouverneur, décoré d'immenses murales représentant des croyances mayas,

Sur cette photo, un homme sort du maïs pour illustrer l'importance de cet aliment dans la vie des Mayas.

Au camping, ce dernier soir, nous aurons une belle discussion politique avec William Sohng, un médecin coréen arrivé aux États-Unis au début des années 60. Nous avons parlé de P. É.Trudeau et de la fameuse phrase du général de Gaulle en 1967: " Vive le Québec... libre." Ce que notre ami Sohng se demandait: "Mais le Québec n'est-il pas libre?"
Pour une des rares fois dans Hablo sombrero , j'ai essayé de décrire au jour le jour ce qu'il arrive que nous fassions dans ce grand voyage. Écrit à Isla Aguada, dans un café Internet très bruyant.
Bonne semaine.

mercredi 3 février 2010

Chichen Itza! Attention! Ne pas toucher!:

Notre visite à Chichen Itza appartient désormais au passé. Nous avons été absolument fascinés par l'ampleur du site, le nombre et la variété des constructions. Déçus un peu, beaucoup, par le fait que nous ne puissions pénétrer, grimper, circuler, à l'intérieur ds édifices. D'où le titre du topo. Cette impression de toujours devoir rester à l'extérieur des ruines.

En haut, Louiselle est devant une partie du Temple aux Mille Colonnes, toutes alignées, dans tous les sens, avec une symétrie exceptionnelle. C'est le monument qui nous a le plus impressionnés. Je pense vraiment qu'il compte mille colonnes. C'est colossal. Chaque colonne a sa propre décoration. Le temple des guerriers fait aussi partie du groupe. Quel dommage, tout est ceinturé de cordes. Il faut rester loin...


Ci-haut, la fameuse pyramide de Kukulcan, mieux connue sous le nom d'El Castillo. Notre principale chance: nous sommes entrés sur le site vers 8h.30; il n'y avait presque personne, et pendant toute la matinée, nous n'avons pas beaucoup rencontré de touristes.... ni de vendeurs de toutes sortes.... Kukulcan est fortement liée au calendrier maya. 9 palliers divisés en deux par un escalier central donne 18 espaces correspondant aux 18 mois de leur calendrier. Sur chaque face, 91 marches, total 364, plus le sommet: 365, soit le nombre de jours dans une année. Sur chaque face, 52 panneaux rectangulaires: les semaines de l'année. Enfin, aux équinoxes de printemps et d'automne, la lumière du soleil qui pénètre dans la pyramide dessine la forme d'un serpent le long de l'escalier nord. Hallucinant!


La photo plus haut nous montre le Temple des Nonnes, au style flamboyant, une section des ruines fortement endommagée mais bien protégée. La décoration de ce temple est d'inspiration puuc dont nous, personnellement, savons encore peu de choses. Ci-contre, c'est la tour qu servait d'observatoire astronomique. Et on a vu aussi le mur des crânes, la maison rouge, la plate-forme de Vénus. Bref... prsque 5 heures de visite sans interruption....



Ici, c'est le cenote sacré, le grand puits qui servait aux offrandes et aux sacrifices. On y a retrouvé des objets provenant d'un peu partout au Yucatan (ce qui donne une idée du rayonnement religieux et politique de Chichen Itza) et des crânes d'enfants, sans doute sacrifiés aux dieux.




Je termine évidemmment par le jeu de pelote, un des plus grands du Yucatan. Si vous observez bien, dans la partie droite, vous distinguerez l'anneau de pierre. qui servait de but. Avec une balle de bois ou de caoutchouc, il fallait toucher l'anneau ou y faire pénétrer la balle. Les archéoloques se perdent un peu dans les règles du jeu.


Chichen Itza est maintenant une des nouvelles merveilles du monde. Elle est bien ceinturée. Est-ce suffisant pour la sauvegarder? Qu'est-ce qui arrivera (devrait arriver???), un jour, aux ruines du Pérou, à celles de Palenque ou d' Ek'Balam. Comment, à quel prix, l'humanité conservera-t'elle son patrimoine?
Les 2 derniers topos ont été réalisés en prenant moults cafés et déjeûners au petit restaurant du chic Liverpool, à Merida, que nous quittons demain matin. À bientôt.


lundi 1 février 2010

Ek'Balam, tout petit mais quelle splendeur!

Hola todos amigos, todas amigas!
Le Mexique nous fait connaître parfois des expériences désarmantes. Cette photo me fascine. Nous venons d'entrer dans le petit village maya d'Ek'Balam. À l'arrière-plan, une maison maya, une seule pièce circulaire,, en bois, chaume et boue séchée. Le travail artisanal des hamacs. Et ces enfants se sont précipités à la rencontre du motorisé, pas pour vendre, tout au moins je le crois, parce qu'ils étaient contents de voir du nouveau. Il y a peu de touristes à Ek'Balam. On dirait d'ailleurs que ces enfants veulent sortir du cadre et sauter dans notre blindé motorisé. C'est d'ailleurs mon seul regret: d'être resté dans mon blindé motorisé.

Le site maya d'Ek'Balam, dont on aperçoit ici l'entrée, est tout petit. À peine une heure de visite. La pierre y est majoritairement de couleur ocre. Une partie importante des ruines a été découverte en 1999. C'est un régal de se promener dans cet univers alors que l'on est presque seul.

Voici la pyramide que l'on peut évidemment gravir. Elle n'est pas très haute mais elle grimpe raide. Les marches ne sont pas surélevées., ce qui rend l'exercice facilement réalisable même pour des retraités de la fonction publique ou para-publique., sans jambes de mayas. Sur la photo suivante, Louiselle et moi sommes au sommet de la pyramide, presque le vide total derrière nous. On a oublié de vérifier mais il semble qu'en haut, par temps clair, on voit les monts Valins.... voyons! qu'est-ce que j'écris? Il semble qu'on puisse voir, quand il ne neige pas, le sommet de la pyramide de Chichen Itza. La photo a été prise par une petite agente de Vacances Transat, qui tient à faire elle-même les visites qu'elle conseille ensuite à ses clients.



Sur la photo suivante, on voit le détail de la façade d'un temple, en stuc, c'est cette façade qui a été découverte en 1999, prsque intacte. Elle représente les réalisations baroques (des hallucinations ?....) de l'univers maya. On y distingue une grande gueule de jaguar, des personnages ailés, des serpents.... Bref, une merveille, tout ce en quoi pouvaient croire les mayas.



Cherchez ce que vous voulez bien trouver dans ce détail...

Et bien sûr! je vous présente en toute fin de topo le jeu de pelote d'Ek'Balam. Je ne crois pas que ce jeu puisse obtenir son droit de cité aux Jeux Olympiques. Je sais que l'équipe qui perdait le match était totalement sacrifiée aux dieux mayas.


Les joueurs devaient faire passer une balle dont on dit (mais Louiselle fait des recherches) qu'elle était en caoutchou(?), à travers un anneau situé en hauteur. La balle devait être toujours en mouvement, les joueurs pouvaient la toucher avec les genoux. les coudes ou les hanches.

Je me pratique tous les jours cependant.


Prochain topo: Chichen Itza.
Bonne semaine.